25 novembre 2007
Visage en douceur

M'attarder sur ton doux visage
Pour moi c'est toujours un voyage
Un relief dont je ne me lasse guère
Pour lui j'irai même en Enfer
J'aime plonger dans ton regard
Y voir la passion qui t'anime
Et même si parfois je m'égare
J'adore tous ces moments intimes
J'aime aussi beaucoup taquiner
De mon appendice nasal
L'extrémité de ton p'tit nez
Bisou esquimau au final
J'aime ensuite faire une halte brève
Sur le grain velours de ta bouche
Caresser du bout de mes lèvres
Le bout de ta langue, je touche
En m'attardant sur ton visage
Je grave bien en moi cette image
Mais d'autres refliefs requièrent
Une attention particulière
Laisse moi vite dénuder
Ton corps beaucoup trop habillé
Je veux glisser sur tes collines
Je veux tout voir, vite ma divine
05 octobre 2007
Ouverture

Ce soir, ouverte à tous les plaisirs
Sur cette table, vous rêver d'offrir
Votre corps, découvert pour cet homme
Une route au coeur de votre royaume
Besoin de sentir ses mains caresses
Sur vos hanches, vos seins, vos fesses
Besoin de sentir ses lèvres découvrir
Entre vos cuisses votre val désir
Sa langue partir en voyage découverte
Frollant votre piton de manière experte
Vous donnant frissons et chair de poule
Des sentiments forts qui vous saoulent
Vous font voir des bulles de couleurs
Devant tout cet océan de douceurs
Qu'il vous délivre avec parcimonie
Pour faire durer ce moment d'harmonie
Jeu de nuit

Prise entre ses deux mains
Elle s'abandonne velours
Le coeur au bord des reins
Seins laissés sans atours
Partage d'odeurs exotiques
Essentielles sur leur corps
Sur fond de douce musique
Leurs chairs appellent encore
Farandoles toute la nuit
Peu de place au sommeil
Au matin la lune palit
Sonne, sonne le réveil
30 septembre 2007
Jeu de mains
Jeux de mains
Je, deux mots
J'ai demain
J'aide maux
Car est l'heure
Carrelet
Querelleur
Coeur ailé
Bouton dors
Boute on d'où
Baies et d'or
Baiser doux
26 septembre 2007
Plaisir solitaire

Lèvres ouvertes sur univers perdu
Besoin d'un langage sans mots
Pointe et caresse du muscle tendu
Sans langue pour épancher ses maux
De ses doigts à l'orée du plaisir
Découverte d'un bel instant douceur
Une valse sur douces notes désir
Une incursion entre ses deux soeurs
Sourire et grimaces sur visage d'ange
Avancée crescendo vers les cimes
Les yeux fermés, vision d'archange
Un court pèlerinage vers l'ultime
25 septembre 2007
Alzheimer

A la fin de sa vie elle avance à grand pas
Bien qu'elle use lenteur pour aller son chemin
Vers ces deux portes en bois qui annoncent trépas
Le corps en déhanché, vielle canne à la main
Le visage ridé, mais les yeux bien ouverts
Son esprit est alerte mais n'en fait qu'à sa tête
Trous de mémoire nombreux gâchent son univers
Trop de noms oubliés perturbent toutes fêtes
La maladie des vieux creuse en elle ses couloirs
Alzheimer est présent, il a pris ses quartiers
Elle est encore en vie, mais seule dans l'isoloir
Dans son fauteuil usé, elle attend ce moment
Ou l'éternel viendra sans la prendre en pitié
Une étoile posée sur fond de firmament
23 septembre 2007
Adieu Marcel
L'homme sans parole s'est éteint
Il est parti sans faire de bruits
Juste un clown blanc, un cabotin
Qui laisse un grand vide derrière lui
C'était un mage sans décor
Devant nos yeux, il le créait
Contorsions de tout son corps
L'apesanteur, il s'en jouait
Il va maintenant nous manquer
Baladin au visage de crème
Mais la-haut ils vont l'apprécier
Les nuages deviendront ses scènes
18 septembre 2007
Cliché

Souvenirs en noir et blanc
Frôlements de nos lèvres
Allongés sur ce vieux banc
Baisers qui donnent fièvre
Un petit hotel de rencontre
Ton corps en découverte
Nue, ta peau tout contre
Devant la fenêtre ouverte
Instant gravé sur pellicule
Beauté glacée sur papier coeur
Tous nos membres en bascule
Sourire figé sous air moqueur
Et lorsqu'on la développe
La photo de l'instant volé
Tout l'amour l'enveloppe
Cette première envolée
11 septembre 2007
Sous chiffons

Je l'imagine cachée sous ce fin tissu
S'entrouvrant au gré des vos pensées
Avant que main légère se couche dessus
Frôlement lèger, rythme cadencé
Ce va et vient de doigts cavaliers
Amène une relache de votre garde
Ouverture de votre conque humiliée
Qui perle aux boucles sous vos hardes
Besoin d'un plus, vous immissez
Phalanges entre vos douces lèvres
Puis mise en bouche, vous la sucez
Cette goutte de miel, or sans orfèvre
Un trésor que vous gardez pour vous
Puisque personne ne vous partage
Pourtant vous nous donnez, j'avoue
Matière à faire des rêves peu sages
07 septembre 2007
Fruit de l'été

Comme un fruit de l'été, je veux te déguster
Retirer ta pelisse, à la lune perchée
Découvrir tes rondeurs, sous dentelle écartée
Sentir fragrances du soir, à ton cou me pencher
Comme un fruit de l'été, je veux te dévêtir
Pour pouvoir de mes yeux, découvrir d'un seul coup
Tes si doux paysages qui m'invitent à partir
Vers une exploration, un chemin vers beaucoup
Comme un fruit de l'été, je veux mordre ta chair
Sentir couler en bouche, ton jus si délicieux
Qui m'enivre de toi, qui me transporte aux cieux
Comme un fruit de l'été, je veux mordre ta chair
Me gaver de ton corps, à n'avoir plus envie
D'être si loin de toi, de vivre une autre vie

